D’après Defeat Diabetes, la fédération internationale du diabète, il y aurait 463 millions de diabétiques dans le monde (dont 3,3 millions en France). Plus grave encore, une personne sur deux ne serait pas diagnostiquée et donc pas soignée. D’ici 25 ans, on estime que ce seront 700 millions de personnes concernées.

 

Le diabète, le mal du XXIè siècle

Avec la hausse de la consommation d’aliments dénaturés, industrialisés et riches en glucides, (ou enrichis directement en sucre blanc et sirop de glucose), la propagation du diabète de type 2, dit diabète gras, flambe. Au point que l’OMS, l’Organisme Mondiale de la Santé, parle d’épidémie mondiale.

Cette maladie dite de civilisation touche de plus en plus de personnes et elle a des conséquences gravissimes. Outre le coût financier pour les états de prendre en charge les personnes diabétiques, le coût humain est considérable, en terme de pertes humaines. Oui, vous lisez bien, le diabète est une maladie mortelle si elle n’est pas soignée. Elle se développe silencieusement, agissant en sous-main…

 

La vie de Monsieur Pancréas

En fait, le premier malade, c’est Monsieur Pancréas. Votre pancréas, glande vitale de votre organisme, a pour rôle de réguler le taux de sucre dans le sang (la glycémie). Ce qu’il fait en produisant de l’insuline.

Mais voilà, Monsieur Pancréas, il est comme tout le monde, il a besoin de prendre des vacances… Si à longueur de journée, vous grignotez ou, que matin midi et soir, vous ingérez des aliments qui font monter la glycémie (comme le pain, la brioche, les biscuits, les jus de fruits et les sodas, les pâtes et le riz, les bonbons, le miel, les glaces, les plats préparés…), Monsieur Pancréas se retrouvera vite débordé !

Bien que de bonne volonté, à un moment, il dit stop. Et ce stop, c’est quand Monsieur Pancréas n’arrive plus à produire assez d’insuline. À ce moment-là, la glycémie augmente, augmente…

 

Des complications en cascade

Car le diabète est responsable d’une foule de complications. Normalement, elles apparaissent à partir de la cinquantaine, mais avec l’alimentation occidentale moderne, bien loin de nos origines d’homo sapiens, elles peuvent survenir beaucoup tôt.

D’ailleurs, avant même d’être diabétique de type II, on est dans un stade de pré-diabète (selon votre pays, les normes diffèrent : votre analyse de sang vous indiquera non diabétique alors qu’ailleurs vous l’êtes déjà…).

Dès le pré-diabète, de nombreux facteurs peuvent vous alerter : migraines, troubles ophtalmiques comme le glaucome et la cataracte, prise de poids, nervosité, prurit anal, troubles de la circulation sanguine, amaigrissement…

Puis lorsque le diabète est installé, vont apparaître des difficultés à cicatriser, une plus grande sensibilité aux infections pouvant aller jusqu’à l’amputation, une baisse de l’acuité visuelle allant jusqu’à la cécité, une envie d’uriner très fréquente et une soif intense, des troubles articulaires, une atteinte des reins et enfin des complications cardiaques gravissimes…

Bref votre corps s’empoisonne.

 

Comment prévenir le diabète ?

Grande joie ! On peut prévenir le diabète !

C’est très simple, il faut limiter au maximum, tout au long de sa vie, la consommation d’aliments riches en glucides (cf ci-dessus).

C’est-à-dire qu’il faut se rapprocher au maximum d’une alimentation low-carb ou paléo.

Somme toute, privilégiez des aliments naturels et non transformés, de qualité biologique, des légumes de saisons crus et cuits deux fois par jour, ne pas abuser des fruits (à cause du fructose qui est un sucre), des sources de protéines diversifiées : animales (poissons, œufs, viandes, fruits de mer) et végétales (lentilles, pois, haricots blancs et rouges, algues) et des bonnes graisses : huile d’olives, huile de lin, noix et amandes, ghee, beurre cru, graisse d’oie…

Bien sûr on a le droit de se faire un plaisir de temps en temps avec un gâteau. Cela doit rester exceptionnel, alors tant qu’à faire, choisissez la qualité. En plus, vous l’apprécierez bien plus…

 

Et les émotions ?

Car le diabète est aussi porteur d’un message dans notre corps. Ce message, qui nous vient tout droit de notre inconscient (comme les rêves et les actes manqués), est une indication que quelque chose nous travaille, nous tourmente.

Ici il y a une confusion dans nos émotions, parfois suite à un événement blessant. On se sent triste, on a besoin d’une note sucrée, de réconfort et de douceur. On en aurait bien besoin, on va même stocker un surpoids en protection émotionnelle.

Comme une carapace qui nous protège un peu du monde. Et pourtant, plus on stocke et plus on rentre dans le diabète, et plus on se sent mal…

Parfois on devient dépendant à des injections d’insuline : dépendant d’autrui donc pour notre propre survie !

La clé est dans l’acceptation. De soi, de ses défauts, de ses blessures aussi. On prend conscience que nous avons une vraie valeur, que nous avons toute notre place et qu’en apprenant à nous aimer, nous n’aurons plus besoin de nous protéger.