Les pâquerettes, de la famille des Astéracées, sont pleines de bons principes actifs (saponines, tanins, acides organiques, sels minéraux, inuline, huile essentielle…). Et si nous profitions du printemps et de nos jardins pour valoriser leurs bienfaits ?

Indications :

 

Son nom latin « Bellis perennis » signifierait “la beauté pérenne, vivace, résistante” ; elle est ainsi naturellement recommandée en macérât huileux comme :

  • Réparatrice, cicatrisante, nourrissante de la peau (acné, psoriasis, eczéma, brûlures, traumatismes du sein…)
  • Tenseur, raffermissant de la peau (ventre, bras, cuisses, cou, buste, décolleté)
  • Veinotonique, favorise la circulation sanguine, décongestionne les zones œdémateuses : varices, jambes lourdes…
  • Apaisante, antidouleurs, anti-inflammatoire : traumatismes, contusions, entorses, hématomes, courbatures, rhumatismes, lumbago, torticolis…

À appliquer en massage sur une large zone, 1 fois par jour.

Précautions d’emploi

Ne pas l’utiliser chez des personnes allergiques aux Astéracées (pissenlit, armoise, camomille, achillé, bardane, chardons, artichaut…).

Matériel

Etape 1 : macération

  • Huile de sésame biologique (de préférence, sinon huile d’olive biologique)
  • 1 pot en verre avec un couvercle, préalablement stérilisé (ébouillanté dans l’eau)

Etape 2 (1 mois après) : extraction du macérât et conservation

  • Tissu maillé fin
  • 1 bol en inox
  • 1 petit entonnoir
  • 1 flacon en verre, préalablement stérilisé (ébouillanté dans l’eau)
  • Huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia) ou de géranium rosat Egypte (Pelargonium graveolens cv Égypte)

 

Préparation

 

Etape 1 : macération

1/ Remplir le pot en verre stérilisé jusqu’au deux-tiers de têtes de pâquerettes fraîches ou sèches (pétales et boutons floraux, sans les tiges ni les feuilles) cueillies dans un endroit non exposé aux pollutions. Fleurs fraîches ou sèches ? Chacun choisi la méthode qui lui convient :

Méthode Fleurs fraîches Fleurs sèches
Avantage(s) -Meilleure préservation des principes actifs et des vitamines sensibles à la chaleur et à la lumière (notamment vitamines A, C et groupe B)
-Mise en œuvre plus rapide
-Cela permet de rincer les fleurs à l’eau avant le séchage
Protocole : rincer les fleurs avec de l’eau, bien les égoutter avec une essoreuse à salade, puis les étaler sur un plateau et laisser sécher 4 jours à l’abri de la lumière et de l’humidité
Inconvénient(s) Il sera nécessaire de cueillir les fleurs lors d’une journée ensoleillée
– de préférence en fin de matinée
– pour que les fleurs ne soient pas humides
-Une plus grande quantité de fleurs sera nécessaire pour remplir le pot  
-Une partie des principes actifs et des vitamines sensibles vont disparaître au séchage

2/ Recouvrir d’huile de sésame (ou huile d’olive) ; les fleurs doivent être intégralement recouvertes, puis bien refermer le pot avant de secouer délicatement.

Huile de sésame ou huile d’olive ?

  Huile de sésame Huile d’olive
Avantage(s) -Belle teneur en acides gras mono-insaturés Oméga 9 (env. 40%) = bonne conservation à température ambiante
-Belle teneur en acides gras polyinsaturées Oméga 6 (env. 40%) = relipidant, nourrissant, émollient = pénètre profondément dans la peau
-Riche en Vitamine E et polyphénols = antioxydante
-Très riche en acides gras mono-insaturés Oméga 9 (env. 70%) = très bonne conservation à température ambiante
-Riche en Vitamine E et polyphénols= antioxydante  
-Plus quotidienne ; elle fait partie de nos placards, ce qui nous permet de faire un macérât même en période de confinement
Inconvénient(s) Se conserve moins longtemps -Pénètre moins dans la peau, sensation plus grasse

3/ Placer un morceau de tissu fin au dessus du pot, maintenu par un élastique. Cela permettra à l’huile de « respirer » et d’éviter les moisissures car il reste toujours un peu d’humidité.

4/ Disposer le macérât dans un endroit lumineux et relativement chaud (25 à 35 °C) pendant 21 à 40 jours, jusqu’à ce que l’huile obtienne une belle teinte ambrée. Mélanger régulièrement (avec une cuillère bien propre) afin que les fleurs offrent tout leur potentiel.

Etape 2 : extraction du macérât et conservation

5/ Filtrer avec le tissu au-dessus du bol en inox. Une fois l’huile intégralement passée, presser légèrement les fleurs à l’intérieur du tissu afin d’extraire le maximum de principes actifs ; vous obtiendrez la quasi-quintessence des pâquerettes 🙂

6/ Avec l’aide de l’entonnoir, verser l’huile recueillie dans le flacon en verre stérilisé, puis (pour 100 ml) ajouter 2 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (lavandula angustifolia) ou de géranium rosat Egypte (Pelargonium graveolens cv Égypte).

7/ Étiqueter en précisant la date de fabrication, puis conserver à l’abri de l’air, de la lumière et de l’humidité.

Idées gourmandes avec des pâquerettes

 

Les fleurs et feuilles fraîches se dégustent :

  • en salade ; en mélange avec de jeunes pouces de pissenlit, elles apporteront une saveur sucrée
  • cuites et associées à d’autres légumes en poêlées

Les boutons floraux frais (sans les pétales) se conservent dans du vinaigre pour être ensuite utilisés comme condiment : les fameux câpres de pâquerettes ci-dessous 🙂